mercredi 27 janvier 2010

Melbourne

A peine rentrés de notre road trip, nous voilà repartis. Avec 4 semaines de vacances par an seulement (5 en fait avec les jours entre Noël et le nouvel an gracieusement offerts par l'université qui ferme) il faut profiter des longs week-end. Cette année l'Australia Day tombait un mardi donc j'ai posé mon lundi pour aller passer 4 jours à Melbourne. Au programme: Australian Open, Great Ocean road et visite de la ville à vélo.

Nous arrivons le vendredi soir mais pas vraiment le temps de profiter de la soirée vu qu'il est déjà tard et qu'on doit aller au backpacker. Nous avons des "ground pass" pour la journée du Samedi à l'Open. Le ground pass nous donne accès à tous les cours sauf les 2 principaux pour lesquels il faut acheter des tickets à part. C'est le milieu du tournoi donc on peut encore voir des matchs du tableau principal sur les cours annexes. Nous arrivons un peu après l'ouverture des portes et c'est la foule mais ça avance vite. Une fois à l'intérieur de l'enceinte nous commençons à faire la queue pour le Margaret Court, principal cour annexe. Il y a un match féminin qui a déjà commencé et le cour est plein alors on prend notre mal en patience en attendant que les gens sortent et libèrent des places. Malheureusement, les spectateurs tiennent à leur place et il nous faudra attendre 2 heures avant de rentrer. On voit la fin d'un match homme (pas terrible) et le suivant, Verdasko-Koubeck, promet d'être intéressant. Le premier set est expédié en 20 minutes (6-0) et Koubeck abandonne...Dégoutés, nous partons voir les autres terrains car la suite des matchs n'est pas très intéressante. Nous passons voir aussi les prix et la disponibilité des billets pour le court principal Lundi car Federer risque de jouer. Il reste quelques places mais on ne les prend pas car on ne sait pas encore quand Federer jouera (matin ou soirée). Nous voyons la fin d'un double vétéran, plutôt marrant et décontracté, et nous tombons sur un autre match du tableau homme. Peut-être notre chance de voir enfin du beau jeu! Hélas non, le match est ennuyant à mourir....Avant de partir nous repassons voir pour les ticket du Lundi mais c'est trop tard, tout est vendu. Tant pis, on ira voir le match sur l'écran géant en ville. De retour en ville nous cherchons un endroit ou manger et tombons sur un restaurant Africain. Cela se révèle être un très bon choix, la cuisine est vraiment bonne.


Le tableau avec les gagants de l'année dernière.


Au fond, le "Rod Laver arena", le court principal.

Pour Dimanche, nous avons loué une voiture pour la journée pour aller faire la Great Ocean Road. Cette route, très touristique, longe la côte à l'est de Melbourne sur plus de 200km. Elle a été construite entre 1919 et 1932 par des anciens combattants de la première guerre mondiale. Le projet a été lancé par le gouvernement afin de fournir du travail à ceux qui avaient dû tout quitter pour servir leur patrie. C'était aussi une façon pour que les soldats puissent continuer leur camaraderie avec leurs compagnons de guerre. Aujourd'hui c'est une des attractions majeures du Victoria et même d'Australie. Nous nous levons donc tôt pour aller chercher la voiture en ville à 8h. Il faut partir tôt car il y a déjà une bonne heure de route pour arriver au départ de la route et on veut arriver aux 12 apôtres, LE point à voir absolument, avant la nuit. Aprés une pause petit déj' sur la route, nous nous arrêtons d'abord à Bells Beach, haut lieu du surf. C'est le lieu ou se déroule chaque année le Rip Curl Pro Surf and Music Festival, la plus vieille compétition de surf du monde, depuis 1961.


Bells Beach

Nous reprenons la route, il ne fait pas trés beau mais le ciel se dégage peu à peu. Arrivés à Aireys Inlet, nous allons voir le phare de Split Point sous un beau ciel bleu. Le lieu est charmant, la côte est superbe. Le phare ne vaut pas les phares bretons mais il vaut le détour.




Split Point avec son phare.

Nous nous arrêtons ensuite à Lorne, petite station balnéaire pas vraiment paisible vu le nombre de voitures, où nous mangeons au Surf and Life Saving Club avec vue sur la mer. Ici les clubs de surf sont aussi des clubs de sauveteurs et proposent souvent à boire et à manger, cela permet de récolter des sous. Les sauveteurs en Australie ne sont pas des CRS en vacance, se sont des pros qui font ça toute l'année et ils faut être en très bonne forme physique et s'entraîner dur pour pouvoir en faire partie. Ils jouissent ici d'un certain prestige, les sauveteurs sont généralement fier de l'être. En fait, dés le plus jeune âge, les australiens peuvent faire partie d'un "Life Saving Club" ou ils apprennent le sauvetage à travers des jeux, des activités sportives, etc. Ca pourrait s'apparenter aux Scout des chez nous...sauf que c'est vachement plus cool. Il existe aussi des compétitions sportives ou les sauveteurs (pros ou en herbe) se mesurent les uns aux autres, pas en sauvant des gens biensûr, mais au travers d'épreuves. D'ailleurs nous comprenons en déjeunant pourquoi la ville grouille d'activité un Dimanche, il y a une des compétitions en question qui s'y déroule. Mais pas le temps de rester admirer les beaux sauveteurs ni de faire la sieste sur la plage, il faut continuer la route.


Monument à la mémoire de ceux qui ont construit la route.




Les jeux des sauveteurs australiens.

Après Lorne, la route serpente vraiment le long de la côte et nous offre de superbes vues. Nous montons une colline pour avoir une vue panoramique sur Apollo Bay, le paysage donne envie d'acheter une maison là et d'y rester. Mais nous poursuivons vers Cape Otway ou il y a un autre phare.


Au détour d'un virage.


Apollo Bay.

En chemin nous croisons une voiture garée sur le bas côté et ses passagers dehors qui regardent en l'air...En France on trouverait ça bizarre ici c'est le signe qu'il y a des koalas dans le coin. Nous nous arrêtons aussi et, effectivement, nous apercevons notre premier Koala sauvage qui fait la sieste calé entre 3 branches à une bonne dizaine de métres de hauteur. Avec sa tête rentrée entre ses pattes, pas facile de prendre une photos mais heureusement, nous serons plus chanceux un peu plus loin. Le plus étrange avec ces animaux est certainement leur cri, étant donné leur allure de peluche on s'attendrait à quelque chose de mignon, mélodieux,....mais pas du tout. Le plus proche est certainement le cri du cochon.


La sieste en équilibre.





Aprés notre scéance d'observation de koalas, nous arrivons au phare et l'accés au site est en fait payant alors on continue notre route. Nous sommes déjà en fin d'aprés midi et la lumiére commence à diminuer lorsque nous arrivons aux 12 Apôtres. A cet endroit, la côté est faite de falaises calcaires d'une cinquantaine de mètres de hauteur que la mer érode avec le temps ce qui donne naissance à des formations rocheuses curieuses. Les 12 Apôtres par exemple sont des restes de pointes qui ont finit par être séparées de la terre. Cela laisse des colonne de roche calcaire au milieu de l'eau qui finiront elles aussi par tomber un jour. D'ailleur les 12 Apôtres ne sont en fait plus que 10 aujourd'hui. Mais le processus d'érosion continue et donne naissance à de nouvelle formations. On peut aussi voir des arches et des tunnels creusés par la mer. Voilà une dizaine d'heures que nous avons pris la route et nous avons atteint notre objectif mais il faut encore rentrer à Melbourne, ce que nous faisons cette fois par l'autoroute pour arriver à Melbourne vers 23h.


Les 12 apôtres.


Des arches creusées par la mer.

Lundi nous avons la journée de libre pour nous balader dans Melbourne. Nous commençons par faire une petit tour dans St Kilda, quartier populaire ou se trouve notre backpacker. Puis nous allons dans le centre. Nous passons d'abord par un magasin de photos qui fait aussi musée car le propriétaire collectionne les vieux modèles d'appareils. Après le déjeuner nous allons à Federation Square pour visiter le Centre Australien de l'Image en Mouvement qui retrace entre autre l'histoire du cinéma et de la télé depuis la photo jusque internet et les jeux vidéo. L'exposition est intéressante et à la fin il y a des expériences interactives dont une nous permet de faire un petit film à la "Matrix " (cliquez ). Après ce petit interlude culturel, nous replongeons dans le sport en regardant le match Federer-Hewitt sur l'écran géant de Federation Square. Il y a pas mal de monde pour supporter l'Australien qui, malheureusement pour le public, ne fera pas le poid face à la machine Suisse. Avant de rentrer, nous faisons une petite séance de photos by-night.


Vieux tram de Melbourne.


La bibliothéque.


Flinders station.


Federrer-Hewitt sur Federation Square.


Flinders station by night.


Les tours de l'opéra et Eureka.

Pour Mardi, nous avons encore prévu du sport mais cette fois c'est nous qui nous y collons avec une ballade guidée à vélo dans la ville. Nous (re)passons par Federation Square ou il y a un petit déjeuner offert pour Australia Day mais vue la queue, on a bien fait de prendre le notre au backpacker. Nous allons donc prendre nos vélos et nous faisons la connaissance de notre guide qui est en fait canadien. Il n'y a qu'un autre couple de touristes américains avec nous donc c'est presque une balade particulière. L'avantage du vélo c'est qu'on peut voir beaucoup de choses en peu de temps par rapport à une ballade à pied et c'est plus sympa qu'un tour en bus. Malgrés le fait qu'il ne soit là que depuis quelques mois, notre guide connait bien la ville, son histoire et sa culture. C'est son boulot me direz vous mais il semble en savoir plus que le simple nécessaire. La balade dure 4 heures et nous fait passer par différents quartiers de Melbourne, chacun avec son atmosphère particulière. Nous découvrons aussi bien les vieux quartiers ouvriers que les coins restaus, bars et boutiques.


Les cloches inversées (qui peuvent quand même sonner).


Cathédrale St Patrick.


Les maison ouvrières typiques de Melbourne: petite façade et toute en longueur.


Une "shot tower" qui servait à fabriquer des balles, aujourd'hui sous le dôme d'un centre commercial.

Beaucoup d'aspects de Melbourne rappellent les villes européennes : les vieux bâtiments, les rues étroites, la culture et l'animation. Elle reste une ville relativement jeune mais elle a un charme que n'a pas Brisbane ou même Sydney. Cela n'est pas étonnant quand on sait que Melbourne a été la première grosse ville d'Australie (et capitale économique avant Sydney) grâce à la ruée vers l'or dans les année 1850. Melbourne a conservé cette atmosphère européenne.




Les petites rues à l'europénne.

Après la balade nous montons au sommet de la tour Eureka qui offre la vue panoramique la plus élevée de l'hémisphère sud à 285m (la tour fait 300m, presque autant que la Tour Eiffel). La vue sur Melbourne est magnifique, on domine Flinders Station, Federation Square, on voit les terrains de l'Australian Open et de cricket. Ensuite nous passons faire un tour au musée de l'immigration avant d'aller dîner et de prendre place pour le feu d'artifice de l'Australia Day. Rien d'exceptionnel malheureusement après avoir vu celui de Sydney pour le nouvel an.


Le centre et Fliders station.


Federation Square.


L'open et le terrain de cricket.


Feu d'artifice d'Australia Day.

Après nous ne trainons pas car nous reprenons l'avion à 6h00 du matin pour Brisbane et il faudra enchaîner avec la journée de boulot. Finalement, l'avion aura 2 heures de retard....

Melbourne

mercredi 20 janvier 2010

Do you speak Français?

On parle souvent des mots Anglais qui se retrouvent dans le Français de tous les jours en disant qu'on devrait traduire ces mots pour préserver notre langue. Mais il faut savoir que la langue de Shakespeare aussi a emprunté beaucoup de mots à celle de Molière. De temps en temps nous découvrons ses emprunts au grés de nos conversations ou à la télé. Encore faut-il avoir une bonne oreille car, bien sûr, la prononciation n'est pas vraiment la même. C'est ainsi que les anglophones emploient des mots comme "déjà vu", "souvenir" (pour les cadeaux qu'on ramène de voyage seulement), "savoir-faire", "entrepeneur" ou même "RSVP" (à la fin des mails)... Mais les deux champs lexicaux où l'on retrouve le plus de mots Français sont certainement ceux de la cuisine et des relations amoureuses (ce qui n'est pas étonnant en soit). Ainsi pour un "rendez vous" galant vous emmenez votre belle au "restaurant" gouter à la "french haute cuisine". On vous présentera le menu "à la carte" sur lequel vous commencerez par choisir votre "entrée" puis vous prendrez peut-être une "quiche". Pour le vin ce sera "merlot", "carbernet" ou "sauvignon" à votre préférence. En dessert, vous vous laisserez tenter par une "crême brulée". Si votre soirée se passe bien vous ferez passer des "billets-doux" à votre compagne pour déclarer votre flamme. Elle deviendra alors peut-être votre "fiancée" à moins que cela ne se termine en "ménage à trois".

mardi 19 janvier 2010

Road Trip suite et fin (enfin)

Voilà, la suite tant attendue est là! Nous nous excusons auprès de nos fans pour ce délai mais le blog ne nous rapportant pas (encore) d'argent, il faut bien que nous travaillions un peu à côté. Mais si vous voulez des nouvelles plus régulières vous pouvez toujours nous envoyer vos dons ;-).

Donc après avoir fait le nouvel an à Sydney nous avons continué la route pour atteindre Canberra. Vu que c'est la capitale (pour ceux qui ne savait pas, non, ce n'est pas Sydney) on s'est dit qu'il fallait quand même s'y rendre même si on nous avait prévenu qu'il n'y avait pas grand à faire ni même à voir. Et puis de toute façon c'était sur notre chemin.....

Des éoliennes dans la pleine entre Sydney et Canberra.

Après avoir avalé les kilomètres d'autoroute restant au milieu de la plaine déserte, nous montons au Mount Ainsle qui surplombe la ville et offre une belle vue. De là-haut nous nous rendons compte que la ville n'est pas bien grande et qu'il n'y a vraiment rien autour. La structure de la ville est surprenante, très géométrique.



Canberra vue depuis Mount Ainslie, de bas en haut: l'Australian War Memorial, Anzac Parade, Lake Burley Griffin, Vieux Parlement (blanc), Federation Mall et le Nouveau Parlement.


Et de fait, avant d'être choisie comme capitale du pays, il s'agissait d'un petit village perdu dans le bush, il a donc fallu tout construire et la ville a été littéralement dessinée sur papier avant d'être construite. Un peu d'histoire (et on ne souffle pas). Avant 1901, les états australiens étaient des colonies anglaises indépendantes. Ces colonies ont décidées de se fédérer pour former un état qui est né officiellement le premier Janvier 1901. A l'époque, Melbourne et Sydney étaient les deux plus grosses villes du pays et des centres écononiques très importants et rivaux. Plutôt que de choisir l'une d'entre elle comme capitale, le nouvel état fédéral a choisi de "créer" une capitale entre les deux villes. Le gouvernement a siégé à Melbourne de 1901 à 1913, année où il s'est installé définitivement à Canberra.
Aprés un pic-nic sous un soleil de plomb, nous nous dirigeons vers le centre. Aux premiers abords la ville paraît calme, mais nous nous disons que c'est normal, après tout nous sommes le 1er Janvier. Nous faisons un petit tour en voiture pour nous rendre compte que ce n'est effectivement pas bien grand, et que la ville est quasiment déserte, ça en fait presque peur!
Nous sommes en milieu d'après midi alors nous avons le temps pour un petite balade. Nous nous arrêtons près d'une rue où il semble y avoir un peu d'activité. Mais effectivement, il n'y a qu'un peu d'activité, et après un petit tour rapide nous nous arrêtons dans un pub irlandais (presque le seul ouvert) pour boire un verre. Nous ressortons ensuite de la ville pour nous diriger vers un parc national (Namadgi) pour dormir, nous arrivons à la tombée de la nuit au camping.


Anne-Laure se fait des amis à Canberra.

Nous n'avions pas prévu de rester dans ce parc national plus que la nuit mais il se trouve que le paysage est sympa alors le lendemain matin nous partons pour une marche de 15km vers le sommet de Mount Tennant. Sur le chemin, nous croisons quelques kangourous et nous observons les traces du feu qui a ravagé la région en 2003, 6 ans plus tard il reste encore des troncs calcinés. En haut de Mount Tennant, nous découvrons une tour d'observation qui sert à détecter les départs de feu, un rangers y est posté en quasi permanence. L'aprés-midi, nous repartons pour une petite marche et nous avons l'occasion de croiser notre premier serpent! A notre approche il part se cacher mais j'ai quand même le temps de prendre quelques photos. Je ne sais pas de quel serpent il s'agit.


Mount Tenant.


Des vestiges du feu de 2003.


Notre premier serpent.

De retour au campement, nous découvrons que le site est en fait une ancienne base de communication spatiale qui a notament participé aux missions Appollo vers la Lune. C'est à cette station que les images des premiers pas de l'homme sur la Lune ont été reçues et, de là, diffusées dans le monde entier. Aujourd'hui tout à été déconstruit, il reste juste des plaques commémoratives et la trace des bâtiments. En fin de journée, le site est envahi par un groupe de kangourous qui viennent prendre leur dîner avant la tombée de la nuit.

Le lendemain, Dimanche, nous repartons vers Canberra pour y passer les journée, c'est peut-être une ville morte mais il y a quand même quelques trucs à y voir, notamment le parlement et une multitude de musées. Le matin nous nous rendons au parlement où des visites guidées gratuites y sont organisées. Le bâtiment a des allures relativement modernes, il faut dire qu'il date seulement de 1988, avant cela le gouvernement siégeait dans ce qui est appelé aujourd'hui "le vieux parlement". Nous découvrons les couloirs (ou plutôt les halls) et nous visitons même la chambre des députés et celles des sénateurs qui sont copiées sur le modéle anglais. Notre guide nous explique de fonctionnement de la démocratie australienne. Je ne vais pas entrer dans les détails mais si les principes fondamentaux sont les mêmes que chez nous il y a des différences dans le fonctionnement pratique. A la fin de la visite, nous allons faire un tour sur le toit qui est accessible au public avant de nous diriger vers le vieux parlement. Nous ne sommes pas plus intéressés que cela par l'ancien parlement mais nous voulons aller voir l'ambassade aborigène qui est établie juste en face. Etablie symboliquement en 1972 en réponse au refus du gouvernement de reconnaître les droits fonciers des aborigènes, elle devait être provisoire mais reste aujourd'hui encore un symbole des inégalités subsistantes. Malheureusement, il n'y a personne à la "réception", nous aurions bien parlé avec un aborigène pour mieux comprendre leur situation.
Pour l'aprés midi nous avons choisi de visiter un musée, le choix est large entre le musée de la guerre, la gallerie nationale, le vieux parlement, l'hôtel de la monnaie,... Nous penchons finalement pour le musée national australien qui mélange tout ce qui fait l'identité australienne. Nous passons ainsi de l'histoire australienne, à la culture aborigène, puis aux symboles australiens, à l'autralian way of life, au sport,... Le musée est très riche et très intéressant, nous nous attardons au départ mais saturons un peu au bout d'un moment et finissons par survoler. Il faudrait certainement plusieurs jour
nées pour tout voir en détail mais nous avons tout de même appris des choses intéressantes. Nous reprenons la route en fin d'aprés midi vers notre destination suivante: le Koscuiszko National Park. Nous nous arrêtons pour dormir au bord d'une route déserte.



La façade du nouveau parlement qui a ouvert ses portes en 1988


Le sénat.


L'ambassade aborigène.

Lundi nous finissons la route pour atteindre Tumut, porte d'entrée du parc national. Nous passons faire une petit tour chez les rangers pour prendre des infos et nous repartons pour notre premiére étape: Yarrangibilly Caves. Comme le nom l'indique, il s'agit de grottes que l'ont peut visiter. Aprés un passage sous terre au frais nous allons prendre un bain dans une piscine qui a été amménagée prés d'une source d'eau chaude naturelle à 27 degrés (presque trop chaud pour le temps).
Nous partons ensuite vers le camping de "Blue Waterhole", la premiére partie du chemin consiste en 25km de route non goudronée! Ca ne roule pas trés vite bien sûr mais à part quelques trous à éviter, la route est tout de même en bon état. La fin du parcours pour accéder au camping se révèle un peu plus ardue avec une route plutôt à faire en 4x4 mais ça ne nous effraie pas et nous parvenons au campement sans incident. Sur place, nous sommes évidemment entourés de 4x4, les australiens ont dû nous prendre pour des fous. Mais le site en valait la peine.


Dans les grottes.


La piscine d'eau chaude.


Long Plain Road: 25km de piste.

Le lendemain nous partons pour une petite marche dans une gorge à partir du campement. Là aussi des grottes sont accessibles mais elles ne sont pas ammenagées, la visite se fait à la lampe torche. Malheureusement nous n'en avons pris qu'une seule et pas trés puissante alors la progression est lente et nous n'allons pas trés loin. Nous croisons notre deuxiéme serpent, similaire au premier. De retour au campement nous reprennons le van qui cale sur une petite butte quand je veux faire marche arriére. Et là, le drame tant redouté, impossible de redémarrer! Aprés plusieurs tentatives nous commençont à considérer les options: il n'y aucune chance que notre assistance vienne nous chercher là alors il va falloir demander à un des propriétaires de 4x4 si il veut bien nous remorquer. Avant de commencer les négociations, nous décidons de prendre notre déjeuner pour laisser un peu de répit au van...et ça marche! Le van finit par redémarrer et nous pouvons repartir, ouf... Le chemin retour se révèle encore plus périlleux que l'aller car il faut remonter. Mais notre super van passe-apartout vient à bout de tous les défis et nous revoilà sur la route principale en direction de Cabramurra. Mais qu'est ce que cette ville à de spécial? Et bien il s'agit de la ville la plus élevée d'Australie qui culmine à, tenez vous bien, 1488m! Non, il n'y a pas d'erreur, l'Australie est grande mais pas vraiment montagneuse. En fait nous sommes dans la région la plus montagneuse qu'ils appellent les Alpes Australiennes. Visiblement, ceux qui ont choisi ce nom ne sont jamais allés dans les Alpes. Il y a tout de même des "chalets" car Cabramurra est une station de ski, et oui. Aprés ce petit passage anecdotique, nous reprenons "l'alpine way" qui serpente dans les "montagnes" et nous offre quand même de jolies vues. Nous passons par des forêts entiéres d'arbres sans feuilles et aux troncs et branches tous blancs. Non, il ne s'agit pas de neige (surtout à cette époque) mais d'un parasite qui a tué tout ces arbres. Nous nous arrêtons avant d'entrer dans la partie payante du parc pour passer la nuit.


Nicole Gorge.


La plus haute ville d'Australie.


Les arbres morts, tout blancs.

Pour aller dans certains parc nationaux, il faut payer (surtout dans le New South Wales). Nous passons donc au bureau des rangers pour acheter notre permis. Le prix n'est pas excessif et, étant donné l'entretiens des parcs et les campings mis à disposition, ça vaut bien ça. Nous nous dirigeons ensuite vers une station hydroélectrique pour une visite. Elle fait partie d'un projet plus grand sur la région des alpes australiennes qui comptent pas moins de 16 barages, 7 stations hydroélectriques et des dizaines de kilomètres d'aqueducs en surface et sous terre qui les connectent. Le tout a nécessité 25 ans de travail et pas moins de 100,000 personnes y ont contribué. Le but de ce projet pharaonique est double: gérer des réserves d'eau issue de la fonte des neiges pour alimenter les fermes de la plaine et produire de l'électricité.
Après ce petit arrêt technologique, nous passons faire des courses et nous dirigeons vers un camping. Encore une fois, nous nous retrouvons au milieux de kangourous. Nous ne veillons pas tard car le lendemain le réveil sonne trés tôt...



Les turbines hydroélectriques.


C'est l'heure du dîner.

La raison de ce réveil trés matinal est simple: nous avons une marche de 20km qui nous attend. Destination: le Mount Koscuiszko, toit de l'Autralie! Nous démarrons à 8h sous un ciel magnifiquement bleu mais il fait quand même frais, et pour cause, nous sommes tout de même à 1835m d'altitude. La marche débute dans une végétation rase, principalement de l'herbe et des buissons, type steppe russe. Dans la montée, nous passons près de restes de neige qui n'est plus très blanche ni très poudreuse mais c'est bien ça. Nous faisons un petit détour vers le Blue Lake puis nous continuons l'ascension. C'est pas le Mont Blanc alors pas besoin de piolet ni de corde, la piste monte tranquillement. Plus nous nous élevons, plus la végétations se raréfie pour laisser place à des cailloux mais les vues sont magnifiques. Nous finissons par atteindre le sommet à 2228m. Oui, c'est pas grand chose mais on peut le dire, nous avons gravis un des "7 sommets" (la liste des 7 sommets les plus hauts sur 7 continents différents, bien que ça dépend de la limite des continents en question). Etant donné la facilité d'accés, nous ne sommes pas les seuls mais au moins nous avons marché car certains prennent un télésiège pour arriver presque jusqu'au sommet. Preuve de la popularité, il y a même du réseau pour les portables! La foule gâche un peu les choses mais nous apprécions tout de même la vue. Après un pic-nic sur ce point culminant de notre trip, nous entammons la descente. Nous avons fait la montée du côté le plus long de la piste et il n'y avait pas grand monde, nous resdescendons du côté le plus court qui est en fait une route d'accés, c'est beaucoup moins sympa. Nous sommes de retour au van à 15h30, nous avons donc mis 7h30 (incluant la pause) ce qui est respectable, on pensait mettre plus, les guides prévoyaient 9 heures de marche.
Nous avions répérer un petit "restaurant d'altitude" avant de partir et on se dit qu'on a bien mérité une récompense. Mais quand j'essaie de démarrer le van...rien. Re-panique à bord avant de réaliser que j'ai laissé les phares allumés, ce n'est qu'une batterie à plat. La route est en pent alors on pousse un peu le van pour essayer de le déamarrer avant de se souvenir que ça ne marche pas avec les automatiques. Cette fois, pas le choix, nous devons arrêter les passants. Heureusement les australiens sont bien équipés et sympas, nous trouvons donc rapidement des câbles et redémarrons le van. J'essaie de repartir pour rouler et pas de chance...je cale sur le bord de la route....RRRR. Deuxiéme appel à la sympathie des australiens et cette fois nous attendons que la batterie charge. Avec ces mésaventures, ils est trop tard pour aller prendre un verre donc nous retournons directement au camping.



La piste.


Blue Lake.


Au sommet.

Le lendemain, vendredi, aprés une grasse matinée bien méritée, nous quittons le Kosciuszko National Park pour nous diriger vers la côte Est. Nous voulons rattrapper la côte pour remonter doucement vers le Nord en profitant tranquillement de la plage lors de cette derniére semaine car jusque là nous avons été presque hyperactifs et il nous faut aussi du repos. Nous faisons donc essentiellement de la route ce jour là mais cela nous donne encore l'occasion de passer par des endroits surprenants. Sur une grande partie du trajet nous avons l'impression d'être dans le désert, il y a même quelques portions de route non-goudronée. Il y a trés peu de végétation et tout est trés sec. Il y a quelques fermes ici et là mais sinon presque rien. Nous voyons des moutons amassés à l'ombre d'arbre et nous nous demandons ce qu'ils peuvent bien manger. Nous apercevons même un chameau! Mais plus nous nous approchons de la côte, plus la végétation revient, et les touristes aussi. Nous arrivons à Merimbula qui ressemble à une station balnéaire typique. Aprés une petite pause nous allons vers un parc national proche pour dormir. Nous sommes tout près de la plage alors nous allons gouté l'eau pour nous rendre compte qu'elle est FROIDE! Nous sommes à plus de 1000km au sud de Brisbane et à l'échelle de l'Autralie nous ne sommes pas si loin mais c'est comme si un Marseillait allait se baigner à Dunkerque....La semaine plage risque d'être fortement compromise.


Encore de la piste, mais cette fois c'est la route indiquée par le GPS.


Petite cabane perdue dans les champs.


Non, ce n'est pas une illusion.

Le samedi matin nous faisons une petite marche de 6km dans la parc national ou nous avons dormi. Nous longeons ensuite la côte en faisant des arrêt ici et là pour un point de vue, pic-niquer, prendre un café. Les petites villes que nous traversons semble vivrent essentiellement du tourisme mais sont quand même charmantes. Beaucoup de sydnéites doivent venir passer l'été dans le coin et beaucoup d'habitants de Canberra aussi à en juger par les plaques des voitures (mais voilà donc où ils sont tous passés).


Les iguanes, ça monte aussi aux arbres.


La plage avec des couleurs magnifiques, dommage que l'eau soit si froide.


Camel Rock (mais si, on dirait un chameau).

Dimanche nous continuons notre route en prenant les "routes touristiques" pour éviter les grands axes. En australie on retrouves ces "routes touristiques" un peu partout, se sont des sortes d'itinéraires bis qui évitent les axes principaux et passent par des coins sympas en général, très agréable quand on a le temps. La côte est jolie mais ressemble beaucoup aux environs de Brisbane alors c'est un peu monotone. A part le surf et la pêche, il ne semble pas y avoir beaucoup d'activité dans le coin. En fin d'aprés midi nous retournons un peu vers l'intérieur pour aller dormir à Pigeon House. La route pour y aller est non-goudronée sur 20km environ et il nous faut un bon moment pour atteindre notre but.

Le Lundi matin nous entreprenons la montée de Pigeon House. Pigeon House est une coline culminant à 720m, elle doit son nom à la forme de son sommet qui rapellait un pigeonnier au Capitaine Cook. La montée n'est pas très longue mais hardue comme prévient le panneau au départ. Le sommet offre une belle vue panoramique sur la côte et l'arrière pays. Aprés la descente, plus rapide, nous reprenons le van pour continuer notre route vers Kangaroo Valley où nous trouvons un grand camping gratuit! Nous arrivons de nuit et nous cherchons un place pour nous poser quand nous voyons un rocher bouger!!! Il ne s'agit biensûr pas d'un rocher mais d'un wombat, le premier que nous voyons. C'est un animal de la taille d'un chien moyen mais beaucoup plus robuste, comme un sanglier. Le terrain semble en fait envahi car nous en croisons plusieurs autres. Nous finissons par trouver un emplacement pas trop près des autres campeurs et nous nous mettons au lit. Aprés quelques minutes, nous sentons le van bouger et Anne-Laure me dit gentillement d'arrêter, mais ce n'est pas moi...peut-être un coup de vent? Mais ça recommence et il n' y a pas de bruit de vent...? Aprés avoir penser à des voisins blagueur,s nous comprenons qu'il s'agit des wombats!!! Cela ne nous empêchera pas de dormir pour autant.


Ca fait peur.


Les derniers mètres, raides.


La vue au sommet.

Mardi, nous repartons du camping pour aller faire un petit tour à Kangaroo Valley qui est un charmant hameau parfait pour se relaxer. Il y a aussi le plus vieux pont suspendu d'Australie, datant de 1898, encore en service. Nous continuons notre ballade sur les routes touristiques et nous nous arrêtons à Fitzroy Falls pour pic-niquer. Nous repartons ensuite vers la côte pour prendre la Ocean Drive, route qui longe la côte vers Sydney. La route passe par le Sea Cliff Bridge qui est un pont longeant une falaise à une quarantaine de mètres au-dessus de l'eau et offre une superbe vue. Ce pont a été utilisé dans de nombreuses pubs pour des voitures. Nous nous arrêtons juste après dans le petit village de Coalcliff où nous prenons notre premier bain dans une piscine d'eau de mer (l'océan est toujours trop froid pour nous).


Le plus vieux pont suspendu d'Australie à Kangarro Valley (1898).


Une termitière.


Le Sea Cliff Bridge.

Mercredi, après un agréable petit-déjeuner sur la plage, nous continuons notre route en direction de Sydney. Nous nous arrêtons à Watson Bay, village à l'entrée de la baie de Sydney, qui devait être traditionellement un village de pêcheur mais fait aujourd'hui partie de la banlieue un peu chic. C'est une destination appréciée des Sydnéites le week-end pour prednre l'air et ce n'est qu'à 30 minutes de ferry du centre. Nous allons manger dans un restaurant de "seafood" réputé comme étant le meilleur de Sydney et effectivement nous ne sommes pas déçus (et les prix restent abordables). Nous prenons ensuite le ferry pour nous ballader une fois de plus dans Sydney l'après-midi et faire un peu de shopping. Nous repartons en début de soirée en direction de Newcastle. Sur l'autoroute, un orage impressionant nous tombe dessus, il pleut tellement que nous roulons à peine à 50 km/h. Nous finissons pas nous arrêter sur une aire de repos pour dormir et nous ne sommes pas les seuls, plusieurs van sont aussi là pour passer la nuit.


Petit-déjeuner sur la plage.

Le lendemain nous nous rendons à Newcastle car le soir nous allons au concert de John Butler Trio, un artiste australien que nous apprécions beaucoup. Il passait à Brisbane pendant que nous étions sur la route donc nous avons dû trouver une solution pour le voir et son concert à Newcastle tombait à point. Nous nous balladons un peu dans Newcastle en attendant le concert mais il fait gris et la ville n'offre rien d'exceptionel à voir ou à faire bien que ce soit la 3iéme ville du New South Wales. Newcastle est une ville qui s'est développée autour d'un port industriel dont la principale activité est l'exportation de charbon et elle a le style de toute ville dont l'economie est basée sur l'industrie secondaire, pas particuliérement attrayante donc. Après quelques heures d'attente, voilà l'heure de la récompense, le concert. Comme nous n'avons rien d'autre à faire, nous y allons tôt et nous avons de trés bonnes places tout devant. Autour de nous, 3 groupes de Français, apparemment John à du succès chez les frenchies. Nous l'avions déjà vu au BluesFest à Byron Bay l'an dernier et c'était très bon mais en concert solo c'est encore meilleur. Il nous fait ses grandes classiques et quelques chansons de son nouvel album qui doit sortir en Avril. Le concert valait bien une journée un peu gâchée à Newcastle. Après le concert nous ressortons de la ville pour aller dormir.

Le vendredi nous avons près de 60okm à parcourir pour atteindre Byron Bay où nous allons plonger Samedi. Nous passons donc la journée sur la route et il n'y a rien d'exceptionnel à raconter.

Pour terminer nos vacances en beauté, nous avons réserver une plongée sur le site de Julian Rock à Byron Bay. Il fallait bien que j'aille un jour plonger sur ce site qui porte mon nom australien. La grande inconnue c'est est-ce que Anne-Laure pourra descendre? (pb aux oreilles ou non ? ) Nous sommes jsute tous les 2 avec un guide donc si jamais ça ne se passe pas bien je peux toujours y aller seul avec le guide. Mais avec un peu de persévérance, Anne-Laure parvient à vaincre ses soucis d'égalisation de pression dans les oreilles et nous pouvons apprécier ensemble la plongée. Nous ne verrons rien d'exceptionnel cette fois, pas de requin, mais tout de même un banc de Bull Rays. le plus impressionant est de constater la différence de température de l'eau entre deux points situés à quelques métres de distance. En fait il y a un courant froid qui passe d'un côté du rocher et on sent vraiment quand on passe dedans. On le voit même car l'eau est un peu trouble à la zone de mélange des eaux chaudes et froides.
De retour sur la terre ferme nous reprenons la route vers Brisbane ou nous arrivons après près de 5 000 km parcourus sur les routes australiennes.